Leçon 1 — Semaine type d'un coordinateur de projet IA et ses interlocuteurs
45 min · Leçon gratuite
- Le coordinateur de projet IA n'est pas un développeur : il fait le pont entre un besoin métier de PME et les prestataires techniques. Cinq verbes le résument — il cadre, traduit, pilote, arbitre et mesure — et aucun ne veut dire coder.
- Sa valeur la plus sous-estimée est de savoir dire non : reconnaître qu'un projet n'est pas mûr (données en désordre), repérer qu'un prestataire vend l'inutile, préférer un petit pilote réussi à un grand projet qui échoue.
- La semaine réelle est faite à ~60 % de relationnel et de terrain, ~30 % de documentation et de mesure, ~10 % de veille : c'est un métier de conversations organisées, pas de technique solitaire.
- Le vrai besoin se découvre en observant le travail réel des équipes métier, jamais en récitant les capacités de l'IA ni en exécutant la solution que le patron a en tête : on remonte toujours de la solution vers le problème.
- Quatre interlocuteurs, quatre langues à ne pas mélanger : les francs avec la direction, le geste réel avec le métier, le besoin traduit avec les prestataires, le signal de risque avec la conformité — à orchestrer, jamais à trancher soi-même.
- Quand on utilise un LLM dans son travail de coordinateur, on l'emploie pour mettre en forme et structurer (note de cadrage, synthèse), jamais pour décider de l'architecture, du prestataire ou du budget : la décision reste humaine et argumentée.
- Les questions de protection des données et de conformité (nLPD en vigueur depuis le 1er septembre 2023, AI Act en application par paliers) se repèrent et s'orchestrent avec un référent et un juriste — renvoi au cours « Devenir référent conformité IA » — et ne s'improvisent jamais.
- La crédibilité vient de la justesse et de l'honnêteté, pas de l'assurance : un « pas encore » lucide ou un « je vais faire chiffrer ce point » valent mieux qu'une promesse de ROI qu'on ne pourra pas tenir ni mesurer.