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IA-14 · IA & Compétences Digitales

Cours-métier « Devenir » · Certification professionnelle avancée

Devenir spécialiste IA & automatisation

13 leçons · ~6 h · IA & Digital

Le métier en un coup d’œil

Salaire indicatifCHF 6 500 – 9 500 / mois
TélétravailOui
Demande sur le marché
Opérationnel en≈ 3 mois
Formation13 leçons
CertificationSFM incluse

Fourchettes indicatives de rémunération observée du métier (ordre de grandeur, sources publiques suisses de type calculateur Salarium de l’OFS et offres d’emploi, à recouper à la source). Elles varient selon l’expérience, le canton, le secteur et le statut (salarié ou indépendant) et ne constituent ni une promesse de revenu ni un résultat attendu de la formation.

Certification professionnelle avancée

Un cursus modulaire de 4 modules · 13 leçons

Cursus modulaire de niveau avancé, inspiré des référentiels professionnels suisses. À la fin de chaque module vous validez une compétence ; l'examen final, structuré par module, délivre la certification.

  1. Fondations · leçons 13Cadrer le métier, auditer une PME, calculer le ROI et écrire des prompts fiables.
  2. Construire des automatisations · leçons 46Bâtir des scénarios Zapier/Make, connecter des apps (API, webhooks) et créer des agents IA.
  3. Automatiser les fonctions · leçons 710Automatiser marketing, administratif, ventes et support, puis fiabiliser et documenter.
  4. Vendre & se lancer · leçons 1113Vendre une automatisation à une PME, packager son offre et lancer son activité de consultant.

Programme détaillé

MODULE 1Fondations

Leçon 1Le métier de spécialiste IA & automatisation en 2026

28 min · Leçon gratuite

  • Le métier est 80 % traduction (comprendre le besoin métier) et 20 % technique : ton vrai produit, c'est la confiance et la fiabilité, pas le code.
  • Une semaine réelle jongle en permanence entre trois activités — produire les flux, maintenir l'existant, vendre — et négliger la vente ou la maintenance tue l'activité.
  • Tes meilleurs clients sont les PME romandes de 2 à 30 personnes : fiduciaires, cabinets, e-commerce, artisans, plus les agences comme revendeurs.
  • Facture la VALEUR livrée (temps gagné) via forfaits et surtout maintenance récurrente (repère : CHF 150-600/mois/client), jamais ton temps de clavier.
  • Maîtrise à fond 3-4 outils (Make, n8n, un modèle d'IA) et surtout les CONCEPTS d'automatisation : les outils changent, la logique reste.
  • Les cinq erreurs qui coûtent cher : pas de garde-fous, facturer l'heure, envoyer les données n'importe où (LPD/RGPD), ne pas documenter, sur-promettre.
  • Sans expérience, on construit la preuve par des cas réels et des cas simulés honnêtes, un tarif de lancement assumé, et le réseau direct + la sous-traitance d'agence.
  • Attention à la dépendance aux outils et aux données sensibles : ne jamais se rendre captif d'un fournisseur ni envoyer des données personnelles sans vérifier la loi.
Suivre cette leçon gratuitement →

Leçon 2Auditer une PME : repérer les tâches automatisables et calculer le ROI

28 min

  • L'audit n'est pas une étape avant le travail, c'est le produit : c'est en posant un chiffre sur le temps perdu que vous gagnez le mandat et justifiez votre prix.
  • Facturez toujours l'audit (CHF 800-1'500 pour une PME de 5-15 personnes), déductible du premier mandat, sinon il n'a aucune valeur perçue.
  • La valeur se mesure au poste de travail, pas dans le bureau du dirigeant : chronométrez et observez les tâches réellement exécutées.
  • Bon candidat = fréquent + règle-based + données déjà numériques + erreur coûteuse ; écartez le faible volume, le jugement humain et les process instables.
  • Le ROI se calcule avec le coût horaire CHARGÉ (brut + charges + non-productivité, ~CHF 48-50/h pour une administrative suisse), jamais le salaire brut.
  • Cas Progestion : 70 h/mois économisées × CHF 55 = CHF 3'850/mois brut ; build CHF 7'500 + CHF 570/mois → remboursé en ~2,3 mois, ~CHF 3'280 net/mois ensuite.
  • Priorisez avec la matrice effort/impact : quick win d'abord pour la confiance, gros chantier ensuite pour la marge, maintenance pour la récurrence.
  • Les erreurs qui tuent un audit : promettre l'estimation haute, automatiser l'irritant émotionnel, oublier les cas particuliers et négliger la conformité LPD.

Leçon 3Prompt engineering professionnel : fiabilité, few-shot et garde-fous

28 min

  • La fiabilité d'une sortie IA vient à environ 80 % du prompt et à 20 % du modèle : un prompt bien écrit sur un modèle léger bat un modèle puissant mal piloté.
  • Un prompt pro est un cahier des charges à sept composants : rôle, contexte, tâche, format, contraintes/garde-fous, exemples few-shot, et delimiters pour isoler la donnée.
  • Chaque défaut observé dans une sortie doit devenir une ligne de contrainte : un prompt de production grandit et se durcit au fil des tests, comme on corrige un logiciel.
  • Le few-shot (2 à 5 bons exemples, diversifiés et cohérents) enseigne un ton et un format bien mieux que n'importe quelle description.
  • Pour un usage répétable : température basse, format de sortie imposé (souvent JSON avec valeurs fermées), et valeur de repli quand une info manque.
  • On ne met pas un prompt en production sans jeu de tests (10-20 cas dont des cas limites) ni validation automatique de la sortie avec repli humain.
  • Les quatre pièges à maîtriser : hallucination (autoriser le je ne sais pas, ancrer dans la source), injection (baliser la donnée, limiter les pouvoirs de l'agent), dérive (rejouer les tests après mise à jour), données sensibles (minimiser, anonymiser, respecter la LPD).
  • Pour SFM, la génération IA passe par l'API Claude (Anthropic) modèle Haiku : un choix économique que justifie précisément la maîtrise du prompt engineering.
MODULE 2Construire des automatisations

Leçon 4Zapier & Make : les fondations (déclencheurs, actions, scénarios)

28 min

  • Tout scénario repose sur un déclencheur unique (l'événement qui le réveille) et une ou plusieurs actions exécutées dans l'ordre ; la donnée circule d'un bloc au suivant par le mapping.
  • Le filtre bloque ou laisse passer selon une condition ; le routeur aiguille la donnée vers différents chemins — ce sont eux qui rendent un scénario intelligent et sûr.
  • Zapier est simple et linéaire avec le plus grand catalogue d'apps ; Make est visuel, puissant pour le complexe et le volume, et structurellement moins cher — un scénario n'est pas portable de l'un à l'autre.
  • On teste toujours le déclencheur en premier : c'est lui qui fournit les données réelles nécessaires au mapping de toutes les actions suivantes.
  • On chiffre avant de construire : déclenchements par mois multipliés par nombre d'actions donnent les tâches (Zapier) ou opérations (Make) consommées ; on prend un forfait avec une marge et on active les alertes de quota.
  • Les quatre pièges à éviter : boucle infinie (le scénario redéclenche son propre déclencheur), doublons (double déclenchement ou scrutation qui repasse), quota explosé (test oublié, scrutation trop fréquente), et filtre oublié (l'action part sur des données qui ne devraient rien déclencher).
  • Bonnes pratiques non négociables : nommage explicite, rangement en dossiers, modification sur une copie de test avec données factices isolées, documentation courte des choix, et notifications d'erreur sur tout scénario de production.
  • La valeur du spécialiste ne vient pas de la technique no-code mais de la rigueur : dimensionner, filtrer, tester les cas limites, organiser et maintenir — ce qui fonde un revenu récurrent en clientèle romande.

Leçon 5Connecter les apps sans coder : API, webhooks et flux de données

28 min

  • Une API est le serveur du restaurant (vous passez commande, vous demandez une donnée) ; un webhook est la sonnette (l'autre appli vous prévient d'un événement). API = je demande, webhook = on me prévient.
  • Un webhook entrant : une autre appli connaît VOTRE adresse et vous envoie des données. Un webhook sortant : vous connaissez l'adresse d'une AUTRE appli et vous lui envoyez des données. Même mécanisme, sens inversé.
  • Le mapping relie les cases d'une appli à celles d'une autre : mappez toujours en vérifiant le format (date, montant, téléphone) et prévoyez les champs vides et les doublons dès la conception.
  • Le JSON est une suite d'étiquettes et de valeurs ; on ne l'écrit pas, on le lit dans l'arborescence de l'outil no-code, en repérant le bon champ, en dépliant les sous-fiches et en identifiant les listes.
  • Deux authentifications : la clé API (secret que vous récupérez dans les réglages et collez, à copier tout de suite car souvent affichée une seule fois) et OAuth (bouton Se connecter, accès limité et révocable, aucun secret à manipuler).
  • Pagination et limites : une API sert par portions, il faut récupérer toutes les pages ; un code 429 signifie trop de requêtes, on ralentit. Un webhook coûte moins qu'un polling permanent.
  • Débogage en cinq temps : ouvrir les logs, suivre la donnée module par module, lire le code d'erreur (4xx = ma requête, 5xx = le serveur), retester le module isolé avec une vraie donnée, rejouer les exécutions ratées.
  • Sécurité et LPD : une clé ou une adresse de webhook se traite comme un mot de passe (jamais en clair, moindre privilège, rotation) ; on minimise les données personnelles et on sait où elles vont, conformément à la LPD suisse.

Leçon 6Agents IA et assistants sur mesure : chat, RAG et outils

28 min

  • Une automatisation suit un chemin fixe ; un agent reçoit un objectif et des outils et décide lui-même des étapes. On ne monte à l'agent que si la tâche exige de raisonner et d'enchaîner des actions selon ce qu'on trouve.
  • Le RAG branche l'IA sur les documents de l'entreprise : on récupère les passages pertinents et on demande au modèle de répondre uniquement à partir d'eux. Mettre à jour la connaissance, c'est mettre à jour le document, pas reprogrammer.
  • Un assistant PME repose sur trois piliers : une base documentaire propre (il sait), des outils minimaux (il agit juste ce qu'il faut), des garde-fous stricts (il ne dérape pas). La curation des documents est souvent la moitié du travail.
  • Règle d'or de conception : tout chiffre ou fait engageant (prix, montant, date, calcul) sort d'un code déterministe et vérifiable, jamais de la génération libre du modèle. Le modèle traduit le langage, le code fait l'arithmétique.
  • Les trois limites à équilibrer sur chaque projet : hallucination (ancrer, autoriser le je ne sais pas, sortir les faits du modèle), coût (surtout le contexte injecté et les appels multipliés d'un agent), latence (choisir un modèle léger, borner les étapes).
  • Sécurité et LPD dès la conception : minimiser, anonymiser, cloisonner la base, savoir où vont les données, ne jamais transmettre à la légère données de santé, AVS, bancaires ou secrets d'affaires. La rigueur sur les données est un argument de vente, pas un frein.
  • Échelle de sobriété : pas d'IA, automatisation simple, assistant lecture seule, assistant avec outils, agent. On ne monte d'un niveau que quand l'inférieur ne peut objectivement pas répondre. Un agent injustifié coûte plus cher, est plus lent et plus fragile.
  • Pour SFM, la génération passe par l'API Claude (Anthropic) modèle Haiku : un modèle léger dont la fiabilité vient de la conception, pas de la puissance brute — la bonne équation économique pour une PME comme pour une plateforme.
MODULE 3Automatiser les fonctions

Leçon 7Automatiser le marketing et le contenu : leads, réseaux, emailing

28 min

  • Le marketing automatisé est un tuyau lead vers CRM vers nurturing vers vente : sa valeur n'est pas de créer de la demande mais d'empêcher la demande existante de fuir faute de suivi.
  • Un formulaire de capture bien conçu sert à la fois le client et la qualification ; la segmentation et le scoring (règles métier + comportement) concentrent l'effort humain sur les leads chauds.
  • Une séquence de nurturing raconte une histoire, réagit aux déclencheurs comportementaux, et ne vaut rien sans délivrabilité (authentification du domaine, réputation, liste propre).
  • L'IA accélère la production de contenu (premier jet, déclinaison, variantes) mais deux garde-fous sont non négociables : un brief de marque dans chaque prompt et une relecture humaine avant toute publication.
  • Sur les réseaux : planifier à l'avance, produire en lot, adapter chaque message au canal, garder un rythme régulier — et ne jamais automatiser la conversation (commentaires, messages, client mécontent).
  • On relie toujours l'indicateur à l'argent : de l'ouverture au clic, du clic au lead chaud, du lead chaud à la vente, de la vente à la marge. Le reste (abonnés, j'aime) est de la vanité.
  • Quatre fautes graves : sur-automatiser l'émotionnel, spammer (fréquence ou liste non consentie), ignorer le consentement (LCD article 3, LPD, lien de désabonnement obligatoire), publier du contenu IA non relu.
  • Pour SFM, la génération passe par l'API Claude modèle Haiku : un choix économique justifié car en marketing la fiabilité vient du prompt, du brief de marque et de la relecture, pas de la puissance du modèle.

Leçon 8Automatiser l'administratif et les ventes : devis, CRM, relances

28 min

  • La relance n'est pas une corvée mais un levier de trésorerie : réduire le DSO (délai moyen d'encaissement) de quelques jours libère des dizaines de milliers de francs déjà dus, sans vendre davantage.
  • Devis, CRM, facturation et relances forment une seule chaîne : le devis porte un numéro unique et les données que la facture, le CRM et la relance réutiliseront, ce qui évite les ressaisies et les erreurs.
  • Le CRM est la source de vérité unique via des statuts (Devis envoyé, Facturé, Payé, En retard) dont les transitions déclenchent les actions ; une clé de déduplication stable (IDE, email+NPA) empêche les doublons de fiches.
  • Les relances s'échelonnent depuis l'échéance, pas depuis la facture : J+7 courtois (probable oubli), J+15 ferme, J+30 mise en demeure, avec une escalade progressive du ton pour préserver la relation.
  • Cadre suisse : intérêt moratoire légal de 5 % (art. 104 CO), demeure automatique à l'échéance si une date figure sur la facture (art. 102 CO), frais de rappel dus seulement s'ils sont contractuels ; la poursuite reste une décision humaine.
  • La QR-facture avec référence structurée rend le rapprochement bancaire automatique (fichiers camt ISO 20022) : le statut Payé remonte en moins de 24 h et stoppe les relances, éliminant l'erreur du client déjà relancé à tort.
  • Conformité LPD (en vigueur depuis septembre 2023) : finalité, minimisation, données de paiement exactes et à jour, pseudonymisation avant envoi à un service IA, et un recours humain toujours joignable dans les rappels.
  • Les quatre erreurs à neutraliser dès la conception : relancer un client déjà payé, les doublons, le ton trop agressif trop tôt, et l'oubli des exceptions (gros client, litige, plan de paiement).

Leçon 9Chatbots et support client : FAQ, tri et escalade

28 min

  • Un chatbot support n'est pas un oracle mais un trieur : il absorbe les questions répétitives et passe la main sur ce qu'il ne maîtrise pas. Sa valeur se mesure au temps humain rendu, pas au nombre de réponses.
  • On conçoit un chatbot à l'envers de l'intuition : d'abord le périmètre et la porte de sortie humaine, ensuite les belles réponses. L'arbre de décision est la colonne vertébrale, et toute branche doit mener quelque part.
  • La base FAQ fixe le plafond de qualité du bot : on la tire des vraies conversations, chaque réponse est autonome et précise, et on l'entretient à chaque changement de prix, d'horaire ou de règle sous peine d'obsolescence.
  • Le tri (classification d'intention) range chaque message dans une liste fermée d'intentions, avec deux soupapes indispensables — sensible et autre — et une règle d'or : en cas de doute, on penche toujours vers l'escalade.
  • L'escalade est la fonction la plus vitale : quatre déclencheurs (sujet sensible, incompréhension répétée, demande explicite d'humain, émotion forte), avec transparence, transport du contexte et gestion honnête du délai hors heures ouvrées.
  • Deux garde-fous non négociables : ne jamais inventer (ancrage strict dans la FAQ, dire je transmets quand on ne sait pas) et ne jamais traiter les sujets interdits (santé, argent, litiges), doublés par le tri en amont.
  • Un cerveau, plusieurs bouches : même FAQ et mêmes règles sur le site web (question à chaud) et sur WhatsApp Business (relation continue, via l'API officielle, à anticiper). Centraliser évite les incohérences de prix entre canaux.
  • On mesure (résolution, escalade, satisfaction, abandon), on relit les vraies conversations chaque semaine, on déploie par paliers, et on désamorce les trois pièges : bot qui tourne en rond, hallucination critique, absence de sortie humaine.

Leçon 10Fiabiliser, tester et documenter ses automatisations (éviter la casse)

28 min

  • La question n'est jamais si une automatisation va casser, mais quand — et si vous le saurez avant le client. La fiabilité en production, pas la démo qui brille, sépare l'amateur du pro.
  • Une automatisation pro échoue proprement : elle réessaie les erreurs temporaires (backoff exponentiel), isole les tâches fautives dans une file des ratés, et continue le reste au lieu de tout bloquer.
  • Ne jamais réessayer aveuglément une action qui écrit : risque de doublon. Retry seulement les lectures et les erreurs temporaires ; router les erreurs définitives vers le chemin d'échec.
  • La panne la plus dangereuse est silencieuse : le système tourne vert mais ne produit rien. La parade est le heartbeat, qui alerte sur l'ABSENCE d'exécution, pas seulement sur les erreurs.
  • On ne juge pas une automatisation sur son cas moyen mais sur ses cas limites : entrée vide, format inattendu (montant suisse 12'500), hors-sujet, injection. Tester sur 50 vraies données, mesurer le taux de réussite.
  • Séparer test et production est non négociable : clés sandbox, base copiée, jamais de test sur du réel. Versionner chaque modification (export daté) pour pouvoir revenir en arrière en deux minutes.
  • Documenter (runbook, accès, handover) rend le système autonome sans vous : c'est ce qui vous rend recommandable et permet de gérer vingt mandats, pas une dépendance à cultiver.
  • Suivre une checklist de go-live, lancer en douceur (mode observateur puis automatisation partielle), et rédiger le plan de reprise à froid avant la panne — bouton d'arrêt, mode manuel, rollback.
MODULE 4Vendre & se lancer

Leçon 11Vendre une automatisation à une PME (diagnostic, proposition, démo)

28 min

  • Le client n'achète jamais une automatisation, il achète un résultat business : du temps récupéré, des ventes non perdues, de la tranquillité. Vendez la colonne résultat, gardez la colonne techno pour l'annexe.
  • L'objectif d'une prise de contact n'est pas de vendre mais d'obtenir un rendez-vous ; personnalisez en remarquant un problème réel plutôt qu'en présentant vos services, et relancez trois fois avec un apport à chaque fois.
  • Dans le diagnostic, le dirigeant parle 80 % du temps : comprendre l'existant, faire émerger la douleur, la CHIFFRER avec lui (heures perdues, devis ratés) et vérifier qui décide et quel budget, puis reformuler jusqu'au oui.
  • Fixez le prix sur la valeur créée, pas sur vos heures : une mise en place vaut souvent entre le dixième et le quart du gain annuel client, et ajoutez toujours un abonnement de maintenance (150 à 400 CHF par mois).
  • Une proposition efficace tient sur deux pages en cinq blocs : problème avec ses mots, solution en résultats, ROI prudent, prix encadré par la valeur (avec deux ou trois formules), étapes et un seul prochain pas.
  • La démo déclenche l'achat quand elle montre le cas réel du prospect et cache la mécanique : le résultat enchante, le capot ouvert terrifie. Une maquette de deux heures avant signature est le meilleur investissement commercial.
  • Trois objections reviennent toujours : trop cher (réancrer sur le coût de l'inaction), et si ça casse (rappeler le suivi et le filet manuel), on verra plus tard (chiffrer le coût mensuel de l'attente et proposer un premier pas plus petit).
  • L'erreur clé, celle qui tue les ventes : vendre la sophistication technique au lieu du résultat. Le dirigeant achète ses soirées et sa sérénité, jamais un webhook ou un scénario.

Leçon 12Packaging et tarification de l'offre (forfait, abonnement, maintenance)

28 min

  • Trois modèles se combinent : le forfait projet ouvre la relation et prouve la valeur, l'abonnement mensuel crée le revenu récurrent, la maintenance garde le système en vie. Ne jamais vendre l'un sans penser aux autres.
  • Le coût de revient est votre plancher : partez du net souhaité, ajoutez 35 à 50 % de charges (AVS, prévoyance, LAMal, outils), divisez par 120-140 jours réellement facturables. En Suisse romande, cela donne un taux journalier plancher souvent autour de CHF 800.
  • Tarifez à la valeur, pas à l'heure : facturez une fraction (souvent 10-30 %) de ce que vous faites gagner au client sur la première année, et faites-lui chiffrer sa douleur lui-même en rendez-vous.
  • Packagez en trois offres (Base ~CHF 2'900, Standard ~CHF 6'500, Premium dès CHF 12'000), chacune avec mise en place PLUS abonnement mensuel. Le Standard est l'offre pivot ; le Premium rend le Standard raisonnable par ancrage.
  • L'abonnement (repère : 8-15 % du prix de mise en place par mois) finance surveillance, maintenance corrective et un quota d'ajustements. Au-delà du quota, tout nouveau développement se facture en sus.
  • Mettez par écrit périmètre inclus/exclu, SLA (délais ouvrés, jamais 100 %), limites d'usage, coûts d'API tiers (payés par le client), propriété, LPD, résiliation et clause de révision annuelle des prix.
  • Augmentez vos prix chaque année comme un rituel : hausse indolore pour les nouveaux (testez vers le haut), 5-15 % annuels pour les clients existants, annoncés à l'avance et ancrés sur la valeur obtenue — sans jamais s'excuser.
  • Les trois erreurs mortelles : sous-tarifer par peur, oublier la maintenance récurrente, et facturer à l'heure une valeur qui vaut un forfait. Toutes viennent d'un manque de confiance, que la méthode chiffrée remplace.

Leçon 13Lancer son activité de consultant automation (positionnement, premiers clients)

28 min

  • Attendre d'être « prêt » est le piège le plus coûteux : vos livrables de practicum (audit, scénario, proposition) sont déjà la preuve de compétence qu'un client paie, sans expérience salariée requise.
  • Un positionnement fort se construit à l'intersection d'une verticale (fiduciaires, cabinets médicaux, e-commerces...) et d'un livrable précis ; on rétrécit pour percer, on élargit ensuite.
  • Au lancement, la raison individuelle est presque toujours le bon choix : pas de capital, création simple ; la Sàrl (capital CHF 20'000) protège le patrimoine mais coûte plus cher — on y bascule quand l'activité est prouvée.
  • L'administratif ne se repousse pas : s'affilier à une caisse de compensation AVS (cotisations indépendant d'environ 10 %, régularisées après coup), surveiller le seuil TVA de CHF 100'000, souscrire RC pro et couverture accidents (l'indépendant n'a pas la LAA automatique).
  • Provisionnez dès le premier franc encaissé (environ un tiers) pour les cotisations sociales et les impôts, sur un compte séparé — les cotisations AVS provisoires génèrent souvent un rattrapage un à deux ans plus tard.
  • Les meilleurs canaux de prospection au démarrage sont gratuits mais exigent de la régularité : le réseau existant (recommandations), LinkedIn (positionnement + contenu utile), et les partenariats prescripteurs (fiduciaires en tête).
  • La mission pilote (audit cadré, tarif de lancement assumé, périmètre écrit) abaisse le risque perçu et débouche naturellement sur la mise en œuvre ; préférez le forfait au tarif horaire et facturez la valeur.
  • Documentez chaque mandat (résultat chiffré + témoignage + recommandation) : c'est le cycle pilote → étude de cas → recommandation qui fait décoller une activité. Ne rien documenter est l'erreur silencieuse qui vous garde éternellement débutant.

Modèle pédagogique & évaluation

Format inspiré des certifications professionnelles en ligne : charge de travail cadrée, apprentissage fondé sur les sciences de la rétention, évaluation à plusieurs niveaux.

≈ 25 h
charge de travail estimée (~1 crédit ECTS en volume)
4 modules
13 leçons
≥ 80%
seuil de réussite à l’examen

Une méthode fondée sur les sciences de l’apprentissage

  • Apprentissage actif. Chaque leçon se termine par un quiz et une mise en situation : on apprend en se testant, pas en relisant (testing effect).
  • Charge cognitive maîtrisée. Au plus trois idées neuves par leçon, regroupées en modules pour construire la compétence par paliers.
  • Révision espacée. Un plan de révision à J+1, J+7 et J+30 combat la courbe de l’oubli et ancre durablement les acquis.
  • Élaboration & transfert. Exemples suisses concrets et projet de synthèse : l’apprenant applique à sa propre situation.
  • Évaluation structurée. Évaluation formative continue (quiz), examen final structuré par module et projet pratique — seuil de réussite 80 %.
Formatif
Quiz + mise en situation à chaque leçon
Sommatif
Examen final structuré par les 4 modules
Projet
Projet de synthèse (capstone) en fin de cursus

Plan de révision espacée : J+1 · J+7 · J+30 pour ancrer durablement les acquis.

Projet de synthèse

Concevoir une automatisation vendable : audit d'un process de PME, schéma du scénario (déclencheur → actions), calcul du ROI et proposition commerciale.

Practicum & portfolio

Se forger une expérience, sans employeur

Le métier ne s'apprend pas qu'en lisant : chaque module s'accompagne d'une mission simulée, calquée sur une situation réelle. Vous terminez le cursus avec un portfolio de livrables concrets — la preuve de compétence qui remplace l'expérience que vous n'avez pas encore.

  1. Audit d'automatisation d'une PME · Module 1À partir du dossier d'une PME suisse fictive (fiduciaire de 6 personnes), cartographie 3 process répétitifs, estime le temps passé et le coût horaire chargé, et repère ce qui est automatisable.Livrable portfolio : Un rapport d'audit + un tableau ROI chiffré (heures économisées, coût de l'automatisation, retour sur X mois).
  2. Construire un scénario de bout en bout · Module 2Conçois une automatisation complète pour l'un des process audités : déclencheur, étapes, filtres, sorties, gestion des cas particuliers.Livrable portfolio : Un schéma du scénario (déclencheur → actions → sorties) + une fiche de configuration Zapier/Make étape par étape.
  3. Automatiser une fonction + un chatbot · Module 3Automatise une chaîne lead → CRM → relance, puis conçois un chatbot FAQ avec tri et escalade pour le support de la PME.Livrable portfolio : Une cartographie des flux + l'arbre de décision du chatbot + un plan de test des cas limites.
  4. Proposition commerciale & démo · Module 4Transforme ton travail en offre vendable : diagnostic, périmètre, prix (forfait + maintenance), ROI et planning, prêts à présenter au dirigeant.Livrable portfolio : Une proposition commerciale complète + un script de démonstration de l'automatisation.
Déposez vos livrables et auto-évaluez votre travail sur grille — le projet de synthèse rejoint votre portfolio.Soumettre le projet de synthèse →

Examen final & certificat

Le cursus se termine par un examen final structuré par module, qui reprend les questions des 13 leçons. Obtenez 80% ou plus pour décrocher le certificat de réussite, vérifiable en ligne par un code unique ; en dessous, révisez puis retentez l'examen autant de fois que nécessaire.

  • Certificat nominatif à télécharger et imprimer (PDF A4)
  • Code de vérification unique
  • À ajouter à votre profil LinkedIn
Passer l'examen final →

Certification délivrée par SFM Academy. Elle atteste un niveau de compétences avancé mais ne constitue pas un titre fédéral, un brevet ou un diplôme d’école supérieure officiel (titres protégés délivrés par des institutions reconnues).

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