Leçon 1 — Semaine type d'un consultant indépendant — d'où viennent les mandats
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- Le consultant indépendant ne vend pas un diplôme ni son expérience en général : il vend la résolution d'un problème précis du client. Le consultant qui parle du problème du client signe ; celui qui parle de lui échoue.
- Le métier est autant commercial et relationnel que technique : un excellent expert qui néglige la prospection reste un technicien sans mandat.
- Le revenu n'est jamais le tarif journalier multiplié par les jours ouvrables : on facture souvent 120 à 160 jours la première année, le reste partant en prospection, administration, montée en compétences et creux — le calcul naïf ruine les débutants.
- La semaine tient sur quatre blocs qui doivent tous exister : delivery (~60 %), prospection (~15 %), administration (~10 %), montée en compétences (~15 %). On prospecte quand on n'en a pas besoin, pour ne jamais avoir à le faire en urgence.
- Les mandats viennent de cinq sources, par ordre d'importance au démarrage : le réseau existant, l'ancien employeur, la sous-traitance d'agences, les recommandations, puis la présence en ligne (LinkedIn) qui amplifie les autres plutôt qu'elle ne crée seule.
- Le premier mandat vient presque toujours d'une relation qui savait déjà ce que tu vaux : oser activer son réseau et annoncer ce qu'on fait est la première source, souvent sabotée par la pudeur du débutant.
- Côté suisse, l'indépendance suppose la reconnaissance du statut auprès de la caisse AVS (avec plusieurs clients et un vrai risque), une raison individuelle pour démarrer, la TVA au-delà de CHF 100 000 (8,1 % en 2024), une RC professionnelle recommandée et le 3ème pilier — à confirmer auprès de la caisse, de l'assureur ou d'un fiduciaire.
- On ne chiffre jamais un mandat à chaud : on écoute, on reformule le problème du client mieux que lui, on cadre le périmètre, puis on propose un prix par écrit.