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ENT-12 · Entrepreneuriat & Business Moderne

Cours-métier « Devenir » · Certification professionnelle avancée

Devenir référent conformité IA

4 modules · 13 leçons · ~6 h · Examen + certificat

Le métier en un coup d’œil

Salaire indicatifCHF 6 000 – 9 000 / mois
TélétravailOui
Demande sur le marché
Opérationnel en≈ 3 mois
Formation13 leçons
CertificationSFM incluse

Fourchettes indicatives de rémunération observée du métier (ordre de grandeur, sources publiques suisses de type calculateur Salarium de l’OFS et offres d’emploi, à recouper à la source). Elles varient selon l’expérience, le canton, le secteur et le statut (salarié ou indépendant) et ne constituent ni une promesse de revenu ni un résultat attendu de la formation.

Certification professionnelle avancée

Un cursus modulaire de 4 modules · 13 leçons

Cursus modulaire de niveau avancé, inspiré des référentiels professionnels suisses. À la fin de chaque module vous validez une compétence ; l'examen final, structuré par module, délivre la certification.

  1. Le cadre · leçons 13Situer le métier de référent conformité IA, comprendre pourquoi une PME suisse est concernée et où tombent les usages courants sur l'échelle de risque.
  2. Les obligations · leçons 47Identifier son rôle (fournisseur, déployeur, importateur, distributeur), mesurer son exposition au risque, et articuler AI Act et nLPD (transparence, supervision humaine, traçabilité).
  3. Mettre en conformité · leçons 810Recenser les usages (y compris informels), dérouler une checklist de conformité sur une PME vendant en UE et chiffrer le coût de la démarche face à l'exposition.
  4. Ancrer · leçons 1113Rédiger une politique d'usage d'une page, former les équipes, convaincre une direction sceptique et constituer un dossier de preuves.

Programme détaillé

MODULE 1Le cadre

Leçon 1Semaine type d'un référent conformité IA en PME

45 min · Leçon gratuite

  • Le référent conformité IA n'est ni juriste ni informaticien : c'est un traducteur et un organisateur qui sait où l'IA est utilisée, la situe sur une échelle de risque, documente, forme et sait quand escalader vers un avocat.
  • Le métier est porté autant par la pression commerciale (des clients exigent une gouvernance IA documentée avant de signer) que par la peur réglementaire : bien menée, la conformité est d'abord un argument de vente.
  • La semaine réelle est faite à ~60 % de terrain et de relationnel, ~30 % de documentation et ~10 % de veille : c'est un métier d'enquête et de diplomatie, pas de lecture juridique solitaire.
  • On classe les USAGES dans leur CONTEXTE, jamais les outils en général : le même assistant est anodin pour corriger une faute et sensible pour trier des candidatures.
  • On ne cartographie pas seulement l'officiel : la moitié des usages d'IA en PME sont informels, et on ne les fait remonter qu'en se posant en guide bienveillant (« montre-moi comment tu gagnes du temps ») plutôt qu'en inspecteur.
  • Cinq livrables structurent le métier : registre des usages, fiches de classification datées, politique d'usage d'une page, plan de formation, et dossier de preuves qui ouvre des marchés.
  • La crédibilité vient de la justesse et de l'honnêteté, pas de l'assurance : « je vais faire confirmer ce point » vaut mieux qu'une certitude affirmée et fausse. Toute classification est une hypothèse de travail à faire valider par un juriste aux bons endroits.
Suivre cette leçon gratuitement →

Leçon 2Pourquoi une PME suisse est concernée par un règlement européen

45 min

  • En matière de protection des personnes et de régulation des produits, le droit moderne suit le MARCHÉ que l'on touche, pas le SIÈGE de l'entreprise : ce qui déclenche un cadre, c'est la localisation des personnes concernées, pas l'adresse de la société.
  • Le cadre européen peut entrer chez une PME suisse par trois portes : vendre ou cibler des clients situés dans l'Union, traiter des données de personnes situées dans l'Union, ou utiliser des résultats d'IA produisant des effets sur des personnes situées dans l'Union.
  • On ne raisonne jamais « l'entreprise est concernée ou non » en bloc : les portes ne s'ouvrent que pour la PARTIE d'activité concernée, usage par usage et flux par flux.
  • « Je suis en Suisse donc je ne suis pas concerné » est une croyance à démonter par le business, pas par le droit : la vraie question est « veut-on continuer à vendre à l'Union ? » — si oui, le sujet est déjà sur la table.
  • Double lecture permanente : le cadre européen s'applique à géométrie variable selon le lien commercial avec l'Union, tandis que la nLPD suisse (en vigueur depuis le 1er septembre 2023) s'applique à tout traitement de données personnelles, même sans aucun client à l'étranger.
  • Aucune PME n'est « hors de tout cadre » : le cadre suisse est le sol permanent sous les pieds, le cadre européen le plafond qui descend là où l'on touche le marché de l'Union.
  • Le référent repère et documente au conditionnel (« relèverait probablement, selon la qualification »), sans jamais citer de montant de sanction, et fait valider les points durs par un juriste : cette prudence est la marque du professionnel dans un droit jeune et mouvant.
  • Ni affoler ni endormir : le référent crédible tient dans la même phrase les deux vérités — oui une PME suisse peut être concernée par un cadre européen, non cela ne l'écrase pas d'obligations pour toute son activité.

Leçon 3Niveaux de risque de l'AI Act et où tombent les usages courants d'une PME

45 min

  • Le règlement européen sur l'IA repose sur une pyramide à quatre étages : risque inacceptable (interdit), haut risque (autorisé mais très encadré), risque limité (obligations de transparence) et risque minimal (base immense, presque aucune obligation spécifique au titre de l'IA).
  • Dans une PME ordinaire, l'écrasante majorité des usages vit dans les deux étages du bas ; les usages dangereux sont rares, mais le rôle du référent est justement de repérer les rares qui montent plus haut qu'on ne le croit.
  • On ne classe jamais un OUTIL, on classe un USAGE dans son CONTEXTE : le même assistant est minimal pour corriger un e-mail et relèverait probablement du haut risque pour trier des candidatures. Trois questions tranchent : objet, décision, conséquence.
  • Deux zones font grimper une PME banale vers le haut risque : le recrutement (tri automatisé de CV, accès à l'emploi) et le scoring de personnes (noter des individus pour décider à leur sujet).
  • Le réflexe de prudence : dans le doute, on classe prudemment vers le haut, on documente, et on redescend plus tard sur preuve — se tromper vers le haut coûte du travail, se tromper vers le bas expose l'entreprise. Mais on ne surclasse pas tout par panique : la prudence s'exerce à la frontière du doute.
  • Risque minimal ne veut pas dire sans règles : la protection des données (nLPD, en vigueur depuis le 1er septembre 2023) s'applique par-dessus, indépendamment de l'étage IA.
  • Toute classification s'énonce au conditionnel (« relèverait probablement », « se classerait typiquement ») : c'est une hypothèse de travail datée à faire valider par un juriste sur les cas durs, jamais un verdict définitif — le droit de l'IA se précise encore par paliers.
  • Le raccourci du professionnel : « si la machine se trompe, qu'est-ce qu'une personne réelle peut perdre ? » Rien de sérieux, on est en bas ; un emploi, un service, un accès, on monte et on documente.
MODULE 2Les obligations

Leçon 4Les rôles : fournisseur, déployeur, importateur, distributeur — identifier le sien

45 min

  • Le rôle se qualifie usage par usage, jamais entreprise par entreprise : une même PME peut être déployeur d'un outil et, pour un autre usage, basculer vers fournisseur le même jour.
  • Quatre rôles à connaître : le fournisseur répond du système (charge la plus lourde), l'importateur et le distributeur le font circuler avec un devoir de vigilance, le déployeur s'en sert (charge réelle mais allégée).
  • Une PME qui achète et branche un outil du marché pour son propre compte est, dans l'immense majorité des cas, déployeur : usage conforme, supervision humaine réelle, attention renforcée quand l'usage touche des personnes.
  • On peut devenir fournisseur sans écrire une ligne de code : en rebrandant un outil tiers sous sa marque, en le modifiant substantiellement, ou en le détournant vers une finalité à haut risque. Le geste déclencheur est souvent commercial, pas technique.
  • Rôle et niveau de risque se croisent : le rôle donne la longueur de la liste d'obligations, le niveau de risque en donne l'intensité. C'est ce croisement qui situe chaque usage sur la carte des obligations.
  • La méthode tient en cinq questions datées par usage : qui a conçu et sous quel nom, l'entreprise rebrande-t-elle, a-t-elle modifié substantiellement, la finalité a-t-elle été détournée, où se situe le risque.
  • Le référent repère la bascule de rôle et la signale à temps, mais ne tranche pas : toute qualification de rôle est une hypothèse de travail à faire valider par un juriste sur les cas qui comptent.
  • Un LLM sert à mettre en forme les faits (qui, sous quel nom, quelle finalité), jamais à décider du rôle : la machine range, l'humain qualifie, le juriste confirme les cas durs.

Leçon 5Sanctions et exposition au risque

45 min

  • La règle d'or de la leçon : on ne brandit pas de chiffres pour faire peur, on structure et on rassure. Un référent qui manie la sanction pour impressionner n'a pas compris son métier.
  • On ne cite jamais un montant d'amende de mémoire : on dit que des sanctions existent, avec des plafonds pensés pour de très grands acteurs, et que tout montant applicable à un cas précis est à établir à jour avec un juriste.
  • L'exposition au risque a quatre portes, pas une : sanction administrative, responsabilité civile, risque commercial et risque réputationnel — l'amende n'est ni la seule ni, pour une PME, la plus probable.
  • Pour une PME suisse, le vrai risque est côté données (nLPD, déjà en vigueur) et côté contrats perdus, pas côté amende européenne spectaculaire pensée pour les très grands acteurs.
  • Le risque commercial est le plus fréquent et le plus coûteux : un appel d'offres perdu faute de dossier de gouvernance IA, comme chez Helvéco Distribution à Sierre — mais bien préparé, il devient un avantage de vente.
  • On ne minimise pas jusqu'à nier : la bonne posture n'est ni « c'est terrible » ni « ce n'est rien », mais « voici où est notre exposition réelle » — on déplace l'attention, on ne l'éteint pas.
  • Le référent est un médecin de famille, pas un procureur : il nomme le risque sans dramatiser, associe toujours un remède, et n'escalade au juriste que les points durs. La peur tarit l'information ; la juste mesure l'entretient.
  • Le LLM met en forme, il ne décide jamais du juridique et surtout pas d'un montant : on lui interdit explicitement de produire le moindre chiffre de sanction et on formule toute classification comme une hypothèse de travail à faire valider.

Leçon 6nLPD / LPD 2023 : données personnelles et systèmes IA

45 min

  • La nLPD, en vigueur depuis le 1er septembre 2023, s'applique en principe à toute entreprise suisse dès qu'elle traite des données personnelles — indépendamment du règlement européen sur l'IA. Elle attrape ce que l'échelle de risque de l'AI Act laisse filer.
  • « Donnée personnelle » ne signifie pas « donnée secrète » : un simple nom, un e-mail ou un CV en est une. Dès qu'un usage d'IA touche un élément identifiant une personne, la loi sur les données entre probablement en jeu.
  • Tout traitement doit avoir une finalité claire et rester proportionné ; les personnes doivent en principe être informées de la collecte et des usages, y compris des traitements assistés par IA quand ils sont significatifs.
  • Une décision exclusivement automatisée ayant des effets importants pour une personne ouvre en principe un droit à un réexamen humain ; le référent traque la fausse supervision, où un humain entérine sans jamais contredire la machine.
  • Noter ou scorer des personnes est du profilage ; croiser de nombreuses données pour apprécier la personnalité peut relever du profilage à risque élevé — une hypothèse de travail à faire valider par un juriste.
  • L'analyse d'impact (AIPD) s'anticipe avant de lancer un usage à risque élevé ; le référent en prépare toute la matière (description, risques, mesures) et laisse la qualification et la validation au juriste.
  • La communication de données à l'étranger est en pratique le point le plus exposé : la plupart des outils d'IA hébergent hors de Suisse. On vérifie l'hébergement, l'accord de traitement des données et les garanties de transfert, et on limite ce qu'on injecte tant que ce n'est pas clair.
  • Sécurité, contrat de sous-traitance et registre des traitements complètent le tableau : le registre des usages IA de la leçon 1 recoupe largement le registre attendu côté données personnelles.

Leçon 7Transparence, supervision humaine et traçabilité

45 min

  • Trois obligations opérationnelles forment le socle concret du métier : la transparence (regarde vers l'extérieur), la supervision humaine (regarde vers l'intérieur) et la traçabilité (regarde vers le futur). Une PME de quinze personnes peut et doit les tenir.
  • Transparence : une personne a le droit de savoir qu'elle parle à une machine et qu'un contenu a été généré. Le chatbot affiche sa nature dès le premier message et renvoie vers un humain hors de son périmètre — cela protège l'entreprise autant que le patient.
  • « Un humain valide » ne suffit jamais : une validation qui suit la machine quatre-vingt-quinze fois sur cent est une signature automatique, pas une supervision. Le référent démasque la supervision cosmétique.
  • Une supervision réelle réunit quatre conditions : comprendre l'outil, disposer de l'information, avoir le temps, et avoir l'autorité de dire non. Si l'une manque, la supervision est cosmétique quel que soit le nombre d'humains dans la boucle.
  • Traçabilité : journaliser, dater et conserver de façon ciblée les décisions et les supervisions — pour pouvoir prouver. On trace les décisions et le dispositif, jamais les personnes ; ce qui n'est pas documenté n'a, en pratique, pas eu lieu.
  • Les trois obligations s'assemblent en un seul dossier de preuves daté qui protège l'entreprise et ouvre des marchés ; elles peuvent se contredire (trop tracer, trop superviser) et demandent donc un équilibre, jamais un excès.
  • Quand le référent utilise un LLM pour bâtir son dossier, c'est pour METTRE EN FORME, jamais pour rendre un verdict juridique, et sans jamais y coller de données de patients.
  • Selon la qualification de l'usage, ces exigences recouperaient probablement le cadre européen sur l'IA et la protection des données (nLPD depuis le 1er septembre 2023) ; l'existence de sanctions est réelle mais leurs montants sont à établir avec un juriste. Tes choix restent des hypothèses de travail à faire valider.
MODULE 3Mettre en conformité

Leçon 8Inventaire des usages IA, y compris les outils utilisés en douce

45 min

  • L'inventaire des usages IA est le premier geste opérationnel de la mise en conformité : on ne peut ni classer, ni cadrer, ni prouver ce qu'on n'a pas d'abord rendu visible.
  • La moitié des usages d'IA en PME sont informels — le shadow AI : outils adoptés en douce, non déclarés, souvent les plus risqués parce que jamais cadrés. Un inventaire qui ne recense que l'officiel rate la moitié du terrain.
  • La question qui double la liste : « où quelqu'un demande-t-il à une machine de DÉCIDER, RÉDIGER ou TRIER à sa place ? ». Elle vise le geste, pas le mot « IA », et fait remonter tous les usages que personne n'aurait étiquetés comme tels.
  • On procède service par service, en déroulant le quotidien tâche par tâche, et on capture pour chaque usage cinq informations minimales : nom, description, finalité, données en entrée / sortie, présence de données personnelles.
  • On classe les USAGES dans leur contexte, jamais les outils : le même assistant mérite plusieurs lignes distinctes. Et on récolte d'abord, on juge à froid ensuite — trancher le risque devant la personne tanche la source.
  • Un LLM aide à STRUCTURER les notes (mise en forme, format à cinq colonnes), jamais à DÉCIDER du risque ou du droit : un bon prompt cadre le rôle, impose le format, interdit d'inventer et interdit tout verdict juridique.
  • Le shadow AI ne sort de l'ombre que dans un climat de confiance : guide et non inspecteur, remercier toute confidence, garantir l'absence de sanction pour ce qui est déclaré, traiter le technophile en allié. Rassurer la personne sans jamais nier le risque de l'usage.
  • Un inventaire est un film et non une photo : daté, vivant, régulièrement mis à jour. Toute classification reste une hypothèse de travail à faire valider par un juriste sur les points durs (usages touchant des personnes ou des documents confidentiels).

Leçon 9Walkthrough : la checklist de conformité appliquée à une PME vendant en UE

45 min

  • La checklist de conformité se déroule en cinq étapes toujours identiques : recenser et situer le rôle de l'entreprise, évaluer le risque par usage, repérer les points nLPD, lister les corrections, constituer le dossier minimal.
  • On remplit la checklist en colonnes et non en lignes : traiter tous les usages sur un même critère à la fois oblige à les comparer et évite de surclasser le premier venu.
  • Rôle et risque sont deux axes indépendants : une PME peut être déployeur (utilisateur) sur tous ses usages et voir pourtant ces usages s'étaler du risque limité au haut risque probable.
  • Chez Terravita, cinq usages très différents : chatbot et génération de contenu (risque limité), scoring clients (à examiner), tri des candidatures (probablement haut risque), transcription de réunions (forte alerte données) — deux lignes concentrent l'essentiel du risque.
  • La nLPD, en vigueur depuis le 1er septembre 2023, s'applique à tout traitement de données personnelles, indépendamment du cadre européen : les lignes qui cumulent données sensibles et stockage à l'étranger remontent en tête des priorités.
  • La meilleure première correction est souvent la plus simple et gratuite : pour une transcription de réunions sensibles stockée à l'étranger, cesser de transcrire ce type de réunion avant tout montage compliqué.
  • Le dossier minimal (registre daté, fiches des usages sensibles, politique d'une page, liste des corrections ordonnées, note des points renvoyés au juriste) n'est pas un certificat mais une preuve de gouvernance qui débloque des marchés.
  • Chaque classification est prudente, au conditionnel et datée : c'est une hypothèse de travail à faire valider par un juriste, et cette honnêteté est une force professionnelle, pas une faiblesse.

Leçon 10Cas chiffré : le coût de la démarche face à l'exposition au risque

45 min

  • Le tableau coût contre exposition est le document d'une page qui débloque le budget : il inverse l'asymétrie « coût précis contre risque vague » en rendant la valeur aussi concrète que le coût.
  • On chiffre le coût avec sûreté — jours de travail interne valorisés au coût horaire chargé (repère : CHF 500 à 700 par jour), ou mission externe au forfait (repère : CHF 2 500 à 4 000 pour un inventaire) — et on l'assume comme quelques milliers de francs, en grande partie ponctuels.
  • On pose l'exposition sans inventer aucun chiffre : on chiffre le chiffre d'affaires d'un appel d'offres réel qui serait perdu, on décrit sans montant le coût d'un incident de données, et on assume comme non chiffrable la sérénité.
  • Trois interdits absolus dans la colonne valeur : aucun montant d'amende inventé, aucune probabilité inventée, aucun pourcentage de marchés perdus fabriqué. Une seule ligne inventée détruit la crédibilité de tout le tableau.
  • Chez Garage Morand SA à Payerne, une démarche de l'ordre de CHF 3 000 à 8 000 rend accessible un mandat de flotte de plusieurs centaines de milliers de francs : le rapport d'échelle emporte la décision sans qu'on ait besoin de dramatiser.
  • Le tableau garantit l'éligibilité (passer le filtre administratif de la gouvernance IA), pas le gain du marché : un référent honnête ne survend jamais son livrable, ce qui renforce sa crédibilité.
  • Sans appel d'offres immédiat, on vend une capacité de réaction et une assurance — pas une peur : « le dossier prêt d'avance permet de répondre quand l'occasion arrive, au lieu de passer son tour ».
  • Toute l'exposition reste au conditionnel et renvoie au juriste sur les points durs : le tableau est un outil de décision économique, jamais un avis de droit.
MODULE 4Ancrer

Leçon 11Politique d'usage interne de l'IA et formation des équipes

45 min

  • La conformité réelle ne vit pas dans tes documents mais dans les réflexes de tes collègues au moment où ils ouvrent un outil : la politique qu'on affiche vaut mieux que le règlement qu'on classe.
  • Une bonne politique d'usage tient sur UNE page et répond à quatre questions seulement : ce qu'on peut faire, ce qu'on ne colle jamais dans un outil grand public, ce qui passe par le référent, et qui contacter en cas de doute.
  • On écrit en gestes concrets, pas en principes abstraits : « ne colle jamais un CV dans un outil grand public » change un comportement, « respecter la confidentialité » n'en change aucun.
  • On commence toujours par autoriser franchement les usages sûrs avant d'énoncer les interdits : une politique qui ne liste que des interdictions pousse les gens à contourner en douce.
  • On ne forme pas tout le monde pareil : des sessions de trente minutes par service, avec deux ou trois messages clés tirés du quotidien de chaque métier (marketing, RH, compta, architectes ne courent pas les mêmes risques).
  • Un canal de questions simple et sans jugement est le nerf de la démarche : le jour où un collègue demande AVANT le geste, la conformité est passée dans les réflexes.
  • Politique et formation vont ensemble et se maintiennent dans le temps (accueil des nouveaux, rappels deux fois par an, révision datée) : la conformité est un entretien, pas un livrable qu'on coche.
  • Tout ce travail est une préparation prudente et sérieuse, pas un avis de droit : les points sensibles (droits des images publiées, outils qui décident du sort d'une personne) se font valider par un juriste.

Leçon 12Dialogue : convaincre une direction qui juge la démarche « purement administrative »

45 min

  • Le référent conformité IA est un vendeur interne : une analyse juste mais mal vendue produit le même résultat que pas d'analyse du tout, c'est-à-dire rien. La qualité du dossier ne dispense jamais de le faire adopter.
  • On parle au décideur dans SA langue — les francs et les contrats (appels d'offres débloqués, incidents évités) — jamais dans celle des articles et des annexes : un patron n'achète pas de la conformité, il achète des marchés gagnés et de la tranquillité.
  • La vente se gagne dans la préparation : un fait tiré de la maison du patron, un enjeu commercial daté et nommé, et une demande claire et bornée valent mieux que tout exposé improvisé.
  • On borne son temps d'entrée (« dix minutes, pas plus ») et on borne sa demande (« une demi-journée par mois pendant trois mois ») : un coût limité rassure, un engagement flou fait fuir.
  • On ne brandit jamais de montant de sanction pour faire peur : la peur chiffrée est invérifiable, malhonnête et se retourne contre le débutant. On parle d'exposition et de risque, jamais d'amende.
  • Chaque objection classique — « on est trop petits », « ça va ralentir les équipes », « personne ne s'est jamais plaint » — se retourne en bénéfice concret, jamais en duel frontal : l'objection est une porte sur ce qui inquiète le patron.
  • Refuser de survendre est un pivot de confiance : « je ne prétendrai jamais qu'on est blindés » crédibilise plus que dix arguments. On vend de la réduction de risque, au conditionnel, à faire valider par un juriste sur les points durs.
  • L'objectif d'un entretien n'est pas le grand oui, mais le prochain petit pas daté (« je te montre ça dans trois semaines ») : un petit oui tenu à la lettre vaut mille grands oui oubliés.

Leçon 13Erreurs de débutant, savoir-faire tacite et préparation de l'examen

45 min

  • Tout le métier tient dans un raisonnement unique en six questions : quel usage précis et dans quel contexte, quelles données (personnelles ?), quel rôle de l'entreprise, quel niveau de risque au conditionnel, quelle action concrète, et à trancher seul ou à faire valider par un juriste.
  • Les six erreurs de débutant se sentent venir : se prendre pour un juriste, produire un pavé illisible, classer les outils au lieu des usages, oublier le shadow AI, faire peur au lieu de rassurer, et sous- ou sur-escalader.
  • Le savoir-faire tacite consolidé : faire avouer les usages en curieux bienveillant, parler au patron en francs et en contrats, doser l'escalade avec une question nette, ne jamais affirmer une certitude qu'on n'a pas, et transformer le collègue technophile en co-auteur.
  • Cinq livrables forment un ensemble cohérent qui converge vers le dossier de preuves : registre des usages, fiches de classification datées, politique d'usage d'une page, plan de formation, et dossier de preuves qui ouvre des marchés.
  • Aucun livrable ne remplace un avis de droit : on les présente comme un travail structuré et prudent, formulé au conditionnel et à faire valider par un juriste aux endroits qui l'exigent — cette honnêteté est ce qui les rend crédibles.
  • L'examen teste le raisonnement, pas la récitation : la forme prudente de la réponse (hypothèse au conditionnel, action, escalade ciblée) compte autant que l'étiquette ; le seuil de réussite est de 80 %.
  • On ne cite jamais un montant de sanction de mémoire : on parle d'une exposition au risque et on renvoie la quantification à un juriste, sans avancer de chiffre.
  • Le portfolio — version anonymisée des cinq livrables sur des cas fictifs — prouve qu'on sait faire, pas seulement qu'on a suivi un cours ; c'est lui qui débloque un rôle interne ou signe une mission externe (souvent au forfait, cadre indépendant AVS et TVA à 8,1 % au-delà de CHF 100 000).

Modèle pédagogique & évaluation

Format inspiré des certifications professionnelles en ligne : charge de travail cadrée, apprentissage fondé sur les sciences de la rétention, évaluation à plusieurs niveaux.

≈ 25 h
charge de travail estimée (~1 crédit ECTS en volume)
4 modules
13 leçons
≥ 80%
seuil de réussite à l’examen

Une méthode fondée sur les sciences de l’apprentissage

  • Apprentissage actif. Chaque leçon se termine par un quiz et une mise en situation : on apprend en se testant, pas en relisant (testing effect).
  • Charge cognitive maîtrisée. Au plus trois idées neuves par leçon, regroupées en modules pour construire la compétence par paliers.
  • Révision espacée. Un plan de révision à J+1, J+7 et J+30 combat la courbe de l’oubli et ancre durablement les acquis.
  • Élaboration & transfert. Exemples suisses concrets et projet de synthèse : l’apprenant applique à sa propre situation.
  • Évaluation structurée. Évaluation formative continue (quiz), examen final structuré par module et projet pratique — seuil de réussite 80 %.
Formatif
Quiz + mise en situation à chaque leçon
Sommatif
Examen final structuré par les 4 modules
Projet
Projet de synthèse (capstone) en fin de cursus

Plan de révision espacée : J+1 · J+7 · J+30 pour ancrer durablement les acquis.

Projet de synthèse

Constituer le dossier de conformité IA d'une PME suisse fictive : registre des usages, fiches de classification datées (au conditionnel, à faire valider par un juriste), politique d'usage d'une page, plan de formation et dossier de preuves prêt pour un appel d'offres.

Examen final & certificat

Le cursus se termine par un examen final structuré par module, qui reprend les questions des 13 leçons. Obtenez 80% ou plus pour décrocher le certificat de réussite, vérifiable en ligne par un code unique ; en dessous, révisez puis retentez l'examen autant de fois que nécessaire.

  • Certificat nominatif à télécharger et imprimer (PDF A4)
  • Code de vérification unique
  • À ajouter à votre profil LinkedIn
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Certification délivrée par SFM Academy. Elle atteste un niveau de compétences avancé mais ne constitue pas un titre fédéral, un brevet ou un diplôme d’école supérieure officiel (titres protégés délivrés par des institutions reconnues).

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