# Le burn-out en Suisse : ce que disent les chiffres

> Stress chronique et coût caché · Leçon 1/4 — SFM Academy (successfor-me.ch).

Cours : https://successfor-me.ch/academy/cours/fiche/SANTE-06 · Résumé du cours : https://successfor-me.ch/md/cours/SANTE-06

**À retenir :**

- Le Job-Stress-Index (Promotion Santé Suisse) situe environ un quart des salariés en situation d'épuisement émotionnel élevé.
- Le stress professionnel coûte plusieurs milliards de francs par an à l'économie suisse selon le Seco.
- Le burn-out n'est pas une maladie à part entière selon l'OMS — sa couverture IJ passe souvent par un diagnostic associé (dépression, anxiété).
- Trois dimensions (Maslach) : épuisement émotionnel, cynisme/dépersonnalisation, perte du sentiment d'accomplissement — elles peuvent apparaître séparément.

**Plan de la leçon :** Une réalité statistique, pas une mode · Les trois dimensions du burn-out

_Leçon en accès libre._

## Une réalité statistique, pas une mode

Les enquêtes Job-Stress-Index de Promotion Santé Suisse, menées régulièrement auprès de la population active, situent depuis plusieurs années environ un quart des salariés suisses en situation d'épuisement émotionnel élevé, avec un ratio charges/ressources défavorable. Le stress professionnel coûte à l'économie suisse plusieurs milliards de francs par an en pertes de productivité et absences, selon les estimations du Seco. Ce n'est donc pas un phénomène marginal ni un simple manque de résilience individuelle — c'est une donnée structurelle du marché du travail suisse.

Le burn-out n'est pas reconnu comme maladie à part entière dans la classification OMS (il figure comme « phénomène lié au travail »), ce qui complique parfois sa prise en charge assurantielle — un arrêt lié au burn-out passe généralement par un diagnostic de dépression ou de trouble anxieux associé pour être couvert par l'IJ maladie.

## Les trois dimensions du burn-out

Le modèle de référence (Maslach) décrit trois dimensions : l'épuisement émotionnel (la fatigue qui ne se répare plus par le repos habituel), la dépersonnalisation ou cynisme (distance froide envers le travail et les collègues, sentiment d'être une machine), et la perte du sentiment d'accomplissement (impression que rien de ce qu'on fait n'a de valeur). Les trois n'apparaissent pas forcément ensemble ni au même rythme — un cynisme croissant sans épuisement marqué est déjà un signal à ne pas ignorer, pas seulement l'effondrement final.
